La reconnaissance du projet architectural

Cité dite cité de l'Abreuvoir

Cité dite cité de l'Abreuvoir, Bobigny (93), 2003

© Inventaire général du Patrimoine - Région Île-de-France/Stéphane Asseline

Devenus ruines, les grands ensembles vont être adoubés patrimoine au tournant du siècle. Cette dynamique qui prend sa source dans l’émergence d’une historiographie consacrée à la politique urbaine et sociale de la période de la Reconstruction, puis plus spécifiquement à l’architecture moderniste dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Un processus de réhabilitation symbolique se met alors en œuvre, accompagné notamment par les services de l’Inventaire général du Patrimoine. Cette fois-ci, les photographes ont pour tâche d’enregistrer ces structures pour la postérité. Les bâtiments sont rendus à leur magnificence, monolithes solides et fiers qui s’installent sans concession dans le cadre de l’image. Á ces vues au sol s’adjoignent les points de vues aériens du photographe américain Alex MacLean, réalisés à l’occasion de la mise à l’honneur des grands ensembles lors de la Biennale de Venise de 2010. Ses images paraissent fermer la boucle iconographique en réactivant la mythologie glorieuse de la figure utopique de la ville.

Cité dite cité Gaston-Roulaud

Cité Gaston-Roulaud, Drancy (93), 2003

© Inventaire général du Patrimoine - Région Île-de-France/Stéphane Asseline

La reconnaissance du projet architectural